Ce soir sur Paris Première, Belmondo et Henri Verneuil dans un polar culte : cascades insensées et musique de Morricone, un chef-d’œuvre des années 70 à ne pas manquer

En résumé

  • 🎬 Peur sur la ville
  • 📺 Paris Première à 21h
  • 🔎 Un polar culte de 1975 réalisé par Henri Verneuil, avec Jean-Paul Belmondo en commissaire traquant un tueur moraliste dans un Paris des années 70, mêlant action, suspense, cascades spectaculaires et musique d’Ennio Morricone.

Jean-Paul Belmondo, Henri Verneuil, Ennio Morricone et le thriller culte Peur sur la ville reviennent ce soir sur Paris Première, et c’est l’un de ces rendez‑vous télé qui réveillent instantanément l’âme cinéphile. Diffusé à 21h, le polar culte de 1975 offre un cocktail d’action old school, de suspense néo-noir et de charisme belmondien pur jus. Un choix parfait pour un mardi soir où l’on a envie de frissonner, sourire et admirer un cinéma qui n’existe plus vraiment aujourd’hui.

Pourquoi Peur sur la ville et Belmondo restent des incontournables

Avec Peur sur la ville, Henri Verneuil signe l’un de ses polars les plus emblématiques. Le film oppose le commissaire Jean Letellier, incarnation du flic opiniâtre et teigneux, au tueur moraliste Minos, personnage glaçant qui se rêve en juge suprême des comportements « dépravés ». Le concept est simple, presque primal : un justicier fanatique s’attaque à des femmes qu’il estime fautives, et un Belmondo au sommet de son art se lance dans une traque acharnée. Mais si cette structure paraît classique aujourd’hui, elle était alors révolutionnaire par son intensité et ses choix esthétiques.

On y retrouve la patte Verneuil : sens du rythme, réalisme mêlé à un spectaculaire assumé, et une fascination palpable pour Paris comme terrain de jeu. Belmondo, lui, fait du Belmondo : poursuites sur les toits de la capitale, cascade insensée sur une rame de métro en marche, bagarres sèches, humour pince‑sans‑rire et présence magnétique. Très peu d’acteurs osaient faire autant de leurs cascades eux-mêmes, et Peur sur la ville est l’un des sommets de cette tradition.

Un casting, une ambiance et Belmondo qui respirent les années 70

Charles Denner apporte sa sensibilité d’acteur de caractère, Giovanni Cianfriglia incarne Marcucci, gangster secondaire mais essentiel dans la dynamique du récit, tandis qu’Adalberto Maria Merli campe un Minos inquiétant, presque spectral. Les silhouettes féminines – Lea Massari, Rosy Varte, Catherine Morin – donnent chair aux angoisses du film et renforcent cette atmosphère urbaine tendue, typique des polars français de l’époque.

La musique d’Ennio Morricone achève de créer cette aura si particulière. Un score nerveux, parfois dissonant, entre les codes du giallo italien et du polar français. Le film respire l’influence internationale de Morricone, mais aussi un sens du suspense à l’européenne : dense, brut, sans fioritures.

On retrouve également l’écriture aiguisée de Francis Veber, bien avant qu’il ne devienne le maître de la comédie française. Ici, son sens du rythme et des dialogues sert un univers plus sombre, avec une touche d’ironie qui rend Letellier immédiatement attachant, malgré son côté bulldozer.

Pour les amateurs de polars vintage, ce film coche toutes les cases

  • Un duo réalisateur‑acteur au sommet (Verneuil et Belmondo).
  • Des scènes d’action authentiques, tournées sans trucage numérique.
  • Un tueur énigmatique, presque mythologique.
  • Une bande-son signée Morricone.

Peur sur la ville n’est pas seulement un film d’action : c’est aussi un instantané fascinant du Paris des années 70. Les immeubles, les intérieurs, les téléphones à cadran, la mode, les voitures… tout participe à créer un décor presque documentaire aujourd’hui, qui donne au film une saveur patrimoniale inattendue.

Un héritage qui dépasse le simple polar et marque l’ère Belmondo

Le long-métrage est souvent considéré comme l’un des meilleurs Belmondo période années 70, aux côtés du Casse ou de L’Alpagueur. Il a contribué à installer une image durable du héros français : physique, drôle, intrépide, inarrêtable, capable d’enchaîner cascades et répliques sans perdre son élégance. Il s’inscrit aussi dans une tradition de polars européens où les tueurs ne sont pas forcément les figures psychologiques profondes d’aujourd’hui, mais des archétypes au pouvoir symbolique fort.

Pour Henri Verneuil, c’est un film total : rythmé, populaire, ambitieux. Pour Belmondo, c’est une démonstration de force. Et pour les amateurs de cinéma de genre, c’est un jalon essentiel du thriller urbain européen.

À quoi s’attendre ce soir sur Paris Première

Une diffusion en prime time à 21h avec un master généralement propre et lumineux.

Un film de près de deux heures qui alterne tension, humour et action non-stop.

Ce soir, Peur sur la ville est l’assurance d’un moment télévisuel solide, parfait pour redécouvrir un classique ou le présenter à quelqu’un qui n’a jamais vu Belmondo courir sur les toits de Paris. Un polar à l’ancienne comme on n’en fait plus, qui rappelle pourquoi les années 70 restent l’un des âges d’or du cinéma populaire français.

Quelle scène de Peur sur la ville vous fait le plus vibrer ?
Belmondo sur le toit du métro
La traque finale de Minos
Les poursuites sur les toits
La bande-son de Morricone
L'ambiance Paris années 70

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